Brassac. Trois femmes, trois artistes, trois univers à la mairie

 
Myriam, Sharav et Anne Lise Hojsan vous présentent leurs œuvres originales et dépaysantes. 

 

 

 

 

 Le mois de juillet sera féminin dans la salle des pas perdus de l'Hôtel de Ville de Brassac. Comme l'a dit Damien Cros lors du vernissage, la sensibilité des ces trois artistes transparaît au travers de leurs œuvres respectives.

C'est autour Anne Lise  que Sharav et Myriam Ricobeni se sont regroupées pour offrir au public estival un étalage fait de rondeur et de volupté.

La première, brassagaise d'adoption, présente une superbe série d'objets tout droit sortis de son four : modelage, céramique et surtout raku, cette poterie cuite à plus de 1000 degrés selon un procédé japonais du 15ème siècle qui provoque un choc thermique et des craquelures étonnantes. Aux côtés d'un éléphanteau orphelin ou de coquillages de mer échoués, on notera en particulier de magnifiques silhouettes africaines aux formes oblongues qui semblent déployées vers un soleil qui aurait achevé de les cuire.

Sur les miroirs monumentaux municipaux, Sharav a exposé ses dessins. On croirait de l'encre de Chine mais c'est du stylo feutre qui a tracé ces formes dodues et entremêlées qui se marient parfaitement avec les rochers du Sidobre peints sur les miroirs. On surprend néanmoins, au gré de la visite, quelques pelotes d'encre tentées par la métamorphose essayant de se muer en papillon. Dernier volet de la trilogie, Myriam présente un double aspect de son art : d'abord des collages étonnants qui lui demandent un long travail de collecte avant de laisser libre cours à son imagination ou à son intuition pour accoucher de composition colorées et éclatantes. Puis des poèmes qui nous emmènent dans un univers de rêves et de lumière où les mots prennent leur pied dans un nuage de sensations enivrantes. « Serait-ce un havre de paix ? Je viens...respirer...l'onde ouatée… » A vous de pénétrer dans ce monde subtil exposé jusqu'au au 6 août à la Mairie de Brassac.


Cambounès. La céramiste plasticienne sur internet

 


Le défournement après la cuisson du raku .  

Anne Lise Hojsan est céramiste plasticienne spécialisée dans la technique du Raku depuis 2006. Elle a acquis de solides bases auprès de plusieurs céramistes professionnels et exprime son art dans des sculptures figuratives ainsi que dans la céramique utilitaire traditionnelle. Elle travaille aussi sur commande pour des demandes spécifiques et ouvre son atelier toute l'année avec une exposition vente permanente. Anne Lise organise également des stages aux tarifs modulables avec une séance de 2 h de création plus une journée pour la cuisson et l'émaillage, des formules à la séance ou des stages de 5 jours spécial raku. Elle présente ces formations comme une invitation à la création et au développement de son côté artistique. « Et oui, on en a tous un, il faut juste essayer ! » ajoute-t-elle en soulignant qu'au cœur de la nature calme et sauvage, l'environnement de son atelier participe lui aussi à l'essor créatif. Sur son site internet on trouve tout ce qu'il faut savoir sur les stages, l'accès routier, l'hébergement, les thèmes abordés, ainsi qu'un dossier sur la céramique raku. L'Atelier de lise est situé à La Mounié, commune de Cambounès.

Contact : 05.63.74.56.60 ou 06.77.80.76.45 ; mail : atelierdelise@free.fr et site internet : www.atelierdelise.net


Le rugby s'invite sur les étals

Article exclusif 
réservé aux abonnés
VOIR L’OFFRE DIGITAL

Votre crédit de bienvenue en cours : 19 articles

Noël et Nouvel an - Marché de noël

Les bulldogs rugbymen d'Anne-Lise devraient faire fureur
Les bulldogs rugbymen d'Anne-Lise devraient faire fureur

Quelques joueurs emblématiques du Castres Olympique ou des supporteurs arborant gants, écharpes et bonnets aux couleurs du quadruple champion de France avaient bien été vus dans les allées au cours des années précédentes. Mais de là à dire que le rugby était très présent sur le marché de Noël de la place Jaurès, il y avait un grand pas.

C'est finalement symboliquement alors que le club bleu-et-blanc est en grande difficulté au classement du Top14 que la discipline reine dans le sud du Tarn, et plus précisément dans la sous-préfecture, fait son apparition sur les étals des chalets du village des commerçants. Preuve que quelle que soit sa place sur l'échiquier du monde de l'ovalie, le Castres Olympique reste une entité fédératrice. Pour trouver la première trace du rugby sur le marché de Noël, il faut être attentif. Au pied de santons bien plus imposants, Longueville Angèle a en effet reconstitué une saynète composée de petits personnages vêtus d'éléments à parements bleu-et-blanc. Les plus fervents supporteurs y verront instantanément un hommage à leur CO, tandis que les plus sceptiques finiront d'être convaincus du clin d'œil puisque trois petits morceaux de bois forment un but en forme de H qui ne laisse plus aucun doute sur la référence. Un autre hommage à la pratique rugbystique est visible au sein du chalet de l'atelier de Lise. Descendue de son atelier à 600 mètres d'altitude, Anne-Lise présente ses petits personnages en céramique cuits en Raku. Une technique coréenne et japonaise qui permet d'obtenir un émail craquelé de toute beauté. Parmi les nombreuses réalisations de l'atelier de Lise, vous pourrez trouver des petits bulldogs rugbymen qui devraient faire leur effet au pied du sapin. Puissent-ils appeler les joueurs du Castres OIympique à faire preuve de mordant jusqu'à la fin de la saison…Petit Papa Noël quand tu descendras du ciel, n'oublies pas des essais par milliers !


Les céramiques de Lise au marché de Noël

Article exclusif 
réservé aux abonnés
VOIR L’OFFRE DIGITAL

Votre crédit de bienvenue en cours : 19 articles

Centre-ville

L'atelier de Lise sur le marché de Noël./photo DDM. GA.
L'atelier de Lise sur le marché de Noël./photo DDM. GA.

Dans son atelier du lieu-dit La Mounié, à une vingtaine de kilomètres de Castres, Lise pratique la technique du raku. L'artiste est présente au marché de Noël depuis son ouverture. Sa technique : un procédé de cuisson d'origine coréenne qui fait subir à des pièces de grès un choc thermique important. Après la pose de l'émail, les pièces sont cuites à près de 1000° pendant environ une heure, puis immédiatement sorties du four. Ce choc thermique provoque des craquelures sur l'émail qui sont ensuite révélées par un enfumage avec de la sciure de bois. Pendant cette phase de refroidissement, une réaction d'oxydoréduction fait apparaître des couleurs plus ou moins métallisées. Une fois les pièces totalement refroidies, elles sont nettoyées pour enlever les résidus de suie et de cendre. Une technique qui donne un caractère unique aux boîtes, crèches, éléphants, assiettes, anges, moutons, chats, pintades et autres décorations à suspendre dans le sapin sortis de l'imagination créatrice de la céramiste-plasticienne.